Agenda 21/ pourquoi un Agenda 21 pour le Trièves ?

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-1- Pourquoi un Agenda 21
-1- pour le Trièves ?

 

 

Le Trièves est un territoire rural reconnu dans les Alpes comme un des mieux préservés en matière d’environnement et de paysages. Les deux tiers sont recouverts de terres agricoles ou de forêts et 15% de l’agriculture est biologique.

La qualité de vie dans le Trièves est aussi reconnue au regard de la richesse de son patrimoine et des activités culturelles proposées. Ces activités reposent sur un milieu associatif actif et bénéficiant d’un nombre important de bénévoles.

La proximité avec l’agglomération grenobloise dynamise ce territoire et a permis d’arrêter l’exode rural des années soixante dix. Cette attractivité engendre cependant des mutations économiques et urbaines qui se traduisent par une forte pression foncière, une progression de la demande d’emplois et des besoins en matière de services (garde d’enfants...), etc. Le Trièves doit également faire face aux évolutions générales de la société comme le vieillissement de la population.

La mise en œuvre d’un mode de développement harmonieux, qui sache tirer profit de nouveau souffle démographique, s’avère donc nécessaire afin d’éviter l’écueil d’une transformation en un simple territoire-dortoir.

Les élus du territoire ont commencé à anticiper ce phénomène en élaborant un schéma directeur en 2001 permettant de limiter l’urbanisation en protégeant, de manière réglementaire, les zones agricoles stratégiques et les espaces naturels.

La concertation durant l’élaboration du schéma directeur a en effet largement conforté la volonté des habitants et des élus à garder la spécificité rurale de ce territoire.

L’aspect réglementaire n’étant pas suffisant, les élus ont souhaité continuer le travail de réflexion amorcé en 2001 pour déboucher sur un véritable projet de territoire.

Les spécificités rurales, environnementales, économiques et sociales du Trièves ont donc naturellement orienté les élus du Syndicat d’Aménagement du Trièves (SAT) vers un projet de territoire répondant aux critères de développement durable.

Une autre spécificité du Trièves est sa structuration administrative qui se compose de 29 communes, 3 communautés de communes, 1 syndicat mixte d’aménagement et de divers syndicats à vocation unique (pour les écoles, l’eau, etc.) Cette organisation révèle une certaine expérience en matière d’intercommunalité. Il n’en demeure pas moins que ce territoire, certes de 645 km², ne se compose que de 8500 habitants. Les habitants ont vraisemblablement de plus en plus de mal à se retrouver dans ce mille-feuille institutionnel auquel il faut ajouter les échelons départementaux, régionaux et divers autres groupements de territoires.

Ainsi, parallèlement à la définition d’un projet de développement durable à l’échelle du Trièves qui fait l’objet de ce document, les élus réfléchissent aux possibilités de fusion des deux communautés de communes de Monestier de Clermont et de Clelles et du SAT; les élus de la communauté de communes de Mens ont décidé de ne pas participer à cette réflexion. L’objectif de ce travail est d’étudier les conséquences d’une telle fusion sur la gestion des services offerts aux habitants, sur les finances publiques, etc., et ce dans un souci d’efficacité et de solidarité.

 

1.1 Le développement durable : qu’est-ce que c’est ?

          Plusieurs constats :

§     Nos modes de développement actuels laissent de côté un grand nombre de la population :

·        20 % seulement de la population mondiale consomme 80% des richesses produites par an.

·        Au moins 2,8 milliards de personnes dans le monde vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2001 (2$/jour). Au moins 4,5 millions de français vivraient avec moins de 579 €/mois dont 1 million d’enfants en 2003. Seuil en dessous duquel l’accès aux droits sociaux fondamentaux (soins médicaux, logements...) ne sont plus assurés (source INSEE).

§     Nos modes de production, de consommation et d’occupation de l’espace dégradent l’environnement et nos conditions de vie :

·        Réchauffement et dérèglements climatiques (inondation, cyclones à répétition...)

·        Pollution de l’air : induit de graves problèmes de santé et un réchauffement climatique.

·        Disparition de la biodiversité : 24% des espèces de mammifères et 12% de celles des oiseaux sont menacées.

·        Epuisement des ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon, uranium...)

·        Accès à l’eau potable inégal et de plus en plus rare.

·        80% des déchets mondiaux non traités

·        Etc.

Les conséquences directes se font déjà sentir sur le prix des énergies, la baisse générale de notre pouvoir d’achat, les problèmes de santé liés à la pollution, les restrictions de consommation d’eau... il est donc urgent d’agir pour nous et les générations suivantes.

C’est pourtant dès 1987, lors de la Commission mondiale de l’environnement, que les fondements du développement durable sont définis dans le rapport Brundtland. Mais ce n’est qu’en 1992, lors de la Conférence des Nations Unies de Rio de Janeiro que cette notion est consacrée internationalement.  27 principes ont été retenus définissant le développement durable.

 

          La définition « officielle » :

« Le développement durable est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle, sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins »

 

          C’est la conciliation de 3 objectifs :

1.       Respecter l’environnement en intégrant dans tous nos projets la protection de la biodiversité et des ressources naturelles.

2.       Garantir l’équité sociale par l’accès de tous aux besoins essentiels comme l’emploi, l’éducation, les soins médicaux, le logement, mais aussi les droits et les libertés de la personne.

3.       Améliorer l’efficacité économique en produisant les biens et les services nécessaires tout en respectant les deux objectifs ci-dessus, d’où une responsabilisation des entrepreneurs, des individus et des gouvernements.

C’est la recherche, spécifique à chaque territoire, d’un équilibre entre ces trois objectifs. Elle doit reposer sur un système de concertation avec les habitants de manière à ce que le projet soit effectivement partagé.

 

1.2 Quelques exemples d’actions existantes de développement durable dans le Trièves :

§     Le lotissement Pré Tarachou à Miribel Lanchâtre regroupant des logements sociaux, maisons individuelles et entreprises, alimentés par un système de chaufferie à bois.

§     Le tri des déchets dans chaque communauté de communes (emballages, fermentescibles, déchetterie, verre...)

§     Le regroupement de la commande de papier entre certaines collectivités locales pour diminuer les déplacements, etc.

 

Sensibilisation - information - conseil :

§     L’organisation de permanences de l’association Ageden[1], via le SAT, qui conseille les habitants en matière d’énergies renouvelables.

§     L’éducation à l’environnement auprès des scolaires par le CPIE[2] du Vercors, etc.

[1] Agence pour le Développement des Energies Renouvelables
[2] Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement

 

1.3 Que signifie Agenda 21 ? :

En latin, « Agenda » se traduit par « ce qu’il faut faire ». Il s’agit donc des actions à mener tout au long du 21ème siècle, pour réaliser les objectifs du développement durable. L’utilisation du terme Agenda 21 provient de la conférence de Rio au cours de laquelle, en 1992, 173 pays ont adopté un plan d’action global, l’Agenda 21, qu’il sera nécessaire de décliner à l’échelle nationale et territoriale, comme celle du Trièves.

 

1.4 Qu’est-ce que l’Agenda 21 du Trièves ?

C’est un document dans lequel sont définis une politique de développement durable spécifique au Trièves et les moyens pour y parvenir. Cette politique a été conçue en concertation avec les habitants, les techniciens des collectivités locales intercommunales et les élus. Elle se traduit concrètement par un choix d’objectifs à court, moyen ou long termes à atteindre dans de nombreux domaines (emplois, logement, agriculture, écologie...), et ce grâce à la mise en œuvre d’un programme d’actions précis.

Dès le début de la démarche de concertation, les élus ont exprimé leur souhait d’aboutir à un programme d’actions composé d’une quarantaine d’actions au maximum afin de garantir au mieux les chances de réalisation.

Il n’a pas un caractère définitif et repose sur un processus d’amélioration continue. L’objectif est de l’alimenter au gré des différentes évaluations, qui seront effectuées en concertation avec les participants et en fonction des nouvelles propositions des élus, techniciens et habitants tout au long de sa mise en œuvre.

 

è Présentation du Trièves
è Mot de la Présidente

-1- Pourquoi un Agenda 21
      pour le Trièves ?

-2- Comment a été défini
      l'Agenda 21 du Trièves ?

-3- Une finalité en 7 axes
-4- Les 6 actions vitrines
-5- La suite
-6- La synthèse de l'Agenda 21
-7- Les fiches actions
    
Axe A
    
Axe B
    
Axe C
    
Axe D
    
Axe E
    
Axe F
    
Axe G

è Liste des documents produits
è Les partenaires techniques
     et financiers

è Contacts SAT
è Quelques sigles utiles