|
Enjeux
Permettre un développement des activités économiques
et humaines qui soit respectueux de l’environnement et prenne appui
sur les ressources locales et l’emploi local
Assurer l’ouverture du territoire
|
Actions
principales
<
Commande publique et Développement Durable
<
Télétravail et téléformation
<
Accompagnement des porteurs de petits projets,
entreprises écologiques et savoir faire locaux
<
Normes environnementales, architecturales et
paysagères pour les bâtiments
<
Soutien aux productions locales et à la vente
de produits locaux
<
Soutien au tourisme en Trièves dans ces
dimensions écologique et agro-touristique, durable et adapté
<
Valorisation de la biomasse, de la filière bois
et de la production de biocarburants.
Autres actions à mener
<
Coopérative locale de promotion des savoirs
faire et richesses du territoire
<
Aide au maintien et à l’installation de
commerçants
<
Emploi, formation, insertion
A1 - Commande publique et développement durable
A2 - Promotion du télétravail et téléformation
A3 - Accompagnement des porteurs de petits projets,
entreprises écologiques et savoir- faire locaux
A4 - Références environnementales, architecturales
et paysagères communes pour les bâtiments
A5 - Soutien aux productions locales et à la vente
de produits locaux
A6 - Soutien au tourisme en Trièves dans ces
dimensions écologique et agro-touristique, durable et adapté
A7 - Valorisation de la biomasse
A8 - Développement de la filière Bois
A9 - Production de bio carburants
A10 - Coopérative locale de promotion des savoir-
faire et richesses du territoire
A11 - Aide au maintien et à l’installation de
commerçants
A12 - Emplois Formation Insertion
A1 - Commande publique et développement
durable

Environnement
Développer une culture de la prise en compte de
l’environnement dans la commande publique, y compris pour les
transports.
Economie
Encourager l’innovation, réaliser des économies
en prenant en compte le coût global.
Social
Prendre en compte les facteurs sociaux lors des
achats publics.
L’idée :
Les collectivités
locales du Trièves constituent un marché économique important qui agit
sur la qualité du territoire et peut largement influer sur l’offre.
L’idée est donc
d’amener les collectivités du territoire à intégrer dans les cahiers
des charges des critères favorisant le développement durable.
L’objectif est d’orienter ainsi les marchés vers des fournisseurs
respectueux des principes du développement durable dans ses trois
dimensions économique, sociale et environnementale.
Il s’agit aussi pour
les collectivités d’être exemplaires et de montrer le chemin aux
autres acteurs du territoire.
Les moyens :
-
Organisation tous les ans d’une formation pour
les fonctionnaires et élus du territoire : aide à la rédaction de
cahiers des charges et intégration des principes du DD.
-
Organisations régulières d’actions de
sensibilisation des élus à travers des actions de communication et de
promotion de ce qui se fait sur le territoire ou à proximité (valeur
de l’exemple). L’intervention d’un « expert » de renommée nationale
pourrait être envisagé pour mobiliser les élus.
-
Edition d’un guide à l’usage des collectivités
du Trièves en s’appuyant sur les réalisations d’autres collectivités.
-
Participation au réseau technique des villes
durables (RAEE)
-
Bilan annuel des actions conduites sur le
Trièves - échanges d’expériences et actualisation.
Cette action pourra
être mise en œuvre par le Service Environnement du SAT.
Elle pourra également
porter sur le domaine des transports et être étendue aux règles
d’urbanisme (voir fiche A4).
Les résultats attendus :
-
des projets publics intégrant au mieux les
principes du DD.
-
des entreprises plus respectueuses des
principes du développement durable.
Pilote et partenaires :
Pilote : le SAT
en tant qu’animateur et promoteur auprès des autres collectivités ;
les Communautés de communes, les communes et le SAT pour la mise en
œuvre.
Partenaires :
les collectivités locales (communes, Communautés de communes)
volontaires, RAEE (réseau des clubs de villes durables), CNFPT, DDE,
CG 38 et Perception.
Calendrier :
A mettre en oeuvre dès que possible.
Action perçue comme prioritaire lors de la
concertation (ateliers et Forum)
Financement :
Partenaires, sources de financement pressentis :
RRA, ADEME, CG38, CNFPT.
Estimation budgétaire : 1000 € par an pour
la formation ; à préciser pour les autres volets.
A2 -
Promotion du télétravail et téléformation

Environnement
Diminuer les déplacements domicile- travail.
Economie
Encourager l’innovation et développer l’économie
locale.
Social
Favoriser l’accès pour tous à la formation,
permettre de meilleures conditions de vie et une meilleure
disponibilité sur le Trièves.
L’idée :
Le travail à distance,
le télétravail et la téléformation sont des moyens de développement de
l’économie locale, vecteur d’innovation et d’activités nouvelles tout
en permettant de diminuer la mobilité domicile – travail.
L’idée est de créer
les conditions permettant le développement de nouvelles activités sur
le territoire en s’appuyant sur les technologies de l’information et
la communication.
Les dimensions de ce
projet peuvent être multiples :
-
Téléformation ou la formation à distance
permettant aux populations du Trièves d’avoir un accès facilité à une
offre de formation.
-
Télétravail, travail à distance, travail nomade
permettant aux salariés de travailler, une partie de leur temps de
travail, à domicile ou dans un centre équipé.
-
Télé services permettant d’offrir à des TPE du
secteur tertiaire des conditions d’accueil adaptées (mutualisation des
moyens).
Le projet s’inscrit
dans le prolongement des initiatives communales déjà engagées et vise
à les étendre à l’ensemble du territoire.
Les moyens :
-
Alimentation de tout le Trièves en haut débit
-
Optimisation des moyens existants sur le
territoire permettant la mise à disposition de salle de conférences et
vidéoconférences, l’organisation de téléformation l’ouverture de lieux
d’échanges entre actifs à domicile, …
-
Communication et promotion sur ces moyens dans
et hors du Trièves.
-
Ouverture d’une pépinière d’entreprises et d’un
centre de télétravail permettant l’installation de télétravailleurs
sur le Trièves.
-
Bilan et évaluation annuelle.
Les résultats attendus :
-
Délocalisation des emplois sur le Trièves;
-
Développement de nouvelles initiatives et de
nouveaux emplois
-
Diminution des déplacements domicile travail
Pilote et partenaires :
Pilote : le SAT pour la partie animation,
au titre de la compétence emploi – formation - insertion
Maîtrise d’ouvrage : Les communautés de
communes (compétence économie), les communes et les organismes de
formation pour la téléformation
Partenaires : CG38, entreprises privées,
maison de retraite « âge d’or », …GRETA et organismes de formation,
PNRV.
Calendrier :
-
Action programmable à court ou moyen terme pour
la partie « optimisation des moyens » et « alimentation haut débit ».
-
Action à étudier plus précisément pour la
partie pépinière – centre d’activités : supposera des études
complémentaires.
Action perçue comme prioritaire lors de la
concertation (ateliers et Forum)
Financement :
Partenaires, sources de financement pressentis :
DIACT, CG38, RRA.
Estimation budgétaire : à renseigner
A3 - Accompagnement des porteurs de petits projets,
entreprises écologiques et savoir-faire locaux

Environnement
Limiter les pollutions sur le territoire.
Economie
Encourager l’innovation et développer l’économie
locale.
Social
Sensibiliser les chefs d’entreprises au
développement durable et à l’environnement.
L’idée :
L’économie locale est
fortement appuyée sur des entreprises individuelles (60% des
entreprises) qui constituent des acteurs majeurs pour préserver et
créer des emplois. Pourtant, les porteurs de petits projets
considèrent que l’accueil qui leur est réservé sur le territoire est
globalement insatisfaisant, en tout cas mal adapté à leurs attentes.
Par ailleurs, la prise
en compte de l’environnement est globalement assez faible dans les
entreprises du territoire.
L’agenda 21 doit être
l’occasion d’améliorer l’accueil des porteurs de petits projets qui
sont de véritables créateurs de richesses sur le territoire. Cet
accueil doit être l’occasion de les conduire vers une meilleure prise
en compte de l’environnement dans leur installation tout en veillant à
ne pas s’appuyer sur les seuls critères économiques à court terme.
L’identité du Trièves
est étroitement liée à son environnement et cette dimension constitue
un réel argument pour les entreprises lors de leur choix
d’implantation. A travers une prise en compte des critères
environnementaux dans l’aide à l’implantation, il s’agit aussi de
consolider la promotion de l’image « Environnement » du Trièves au
sein des entreprises. La notion de savoir- faire locaux sera elle
aussi à valoriser.
Les moyens :
-
Optimisation du service accueil des porteurs de
petits projets : mission de conseil et d’assistance prenant aussi en
compte les critères environnementaux.
-
Réalisation d’une campagne de promotion
économique du Trièves valorisant les dimension écologie et TPE :
plaquette, salon, presse.
-
Adaptation des critères d’aides des
collectivités locales en lien avec les principes du développement
durable (création d’un groupe de travail ad hoc).
-
Création d’une bourse à l’initiative permettant
de doter une entreprise nouvellement implantée en regard des critères
du développement durable.
-
Financement des projets sous forme de micro
crédits (cf. fiche A8).
-
Mise en réseau des entreprises du territoire
valorisant les savoir- faire locaux.
-
Bilan et évaluation annuelle.
Les résultats attendus :
-
Création d’emploi sur le Trièves.
-
Développement de nouvelles initiatives et de
nouveaux emplois, porteurs d’une dimension écologique.
-
Diminution de l’empreinte écologique du secteur
économique.
Pilote et partenaires :
Pilote : communauté(s) de communes.
Partenaires : les communautés de communes,
la CCI, RAEE, vecteur activités, CET, EREF, banques investies dans les
fonds éthiques.
Calendrier :
-
Action programmable à court ou moyen terme.
Action perçue comme prioritaire lors de la
concertation (ateliers et Forum)
Financement
Partenaires, sources de financement pressentis :
DIACT,CG38.
Estimation budgétaire : à préciser.
A4 - Références
environnementales, architecturales et paysagères communes pour les
bâtiments

Environnement
Réduire l’empreinte écologique des zones
d’activités du territoire.
Economie
Créer des emplois potentiels locaux dans les
métiers du bâtiment
Appréhender le coût global de l’intégration de
tels critères.
Social
Sensibiliser les acteurs économiques aux enjeux
environnementaux.
L’idée :
L’idée générale est de répondre à un développement économique
respectueux de l’environnement, favorisant également la promotion
d’une image « environnement » du territoire. Dans un 1er
temps, il est proposé de définir des normes environnementales,
architecturales et paysagères pour les trois zones d’activités
intercommunales du territoire. A terme, tous les bâtiments pourraient
être concernés (bâtiments à vocation économique, industrielle,
artisanale ou agricole, bâtiments d’habitation, bâtiments publics) en
intervenant sur l’évolution de la réglementation des documents
d’urbanisme du territoire.
Les moyens :
-
Définition de références
environnementales, architecturales et paysagères pour les zones
d’activités intercommunales du territoire, pouvant également être
appliquées sur des zones de maîtrise communale
-
Création d’un groupe de travail
associant les personnes et structures référentes en matière
d’aménagement et urbanisme, règlements de zones d’activités,
références environnementales et architecturales de bâtiments (CCI,
CAUE, architectes conseils, commission d’urbanisme intercommunale, …)
-
Réflexion sur les enjeux en matière
d’aménagement de zones d’activités et d’accueil d’entreprises
-
Objectifs stratégiques à préciser et faire
valider par les élus
-
Mise en œuvre et suivi, notamment en renforçant
le rôle des architectes conseils et en assurant la promotion
de l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour les projets concernés
-
Information et sensibilisation
des acteurs sur la démarche
-
Formation des artisans et
professionnels concernés par la mise en œuvre opérationnelle des
prescriptions environnementales, architecturales et paysagères.
Les résultats
attendus :
Des zones d’activités intégrant les références environnementales
(critères de qualité architecturale, paysagère et respect de
l’environnement) :
-
Nombre de nouvelles entreprises respectant les
références proposées (emplois créés, CA, part de budget alloué,…)
-
Nombre de permis de construire délivrés,
proposant des mesures d’intégration significatives
Pilote et
partenaires :
Pilote : CET ou SAT (commission intercommunale d’urbanisme du
SAT)
Maîtrise d’ouvrage : CdC concernées par les ZA intercommunales,
communes concernées par l’aménagement de zones communales
Partenaires : représentants d’entreprises locales et du secteur
économique, architectes conseils, CAUE, CCI, chambre d’agriculture,
SITADEL….
Calendrier :
Action programmable à court terme, à engager pour donner de la
cohérence aux actions concernant l’intégration paysagère du bâti
agricole
-
Action perçue comme prioritaire lors de la
concertation (ateliers et Forum)
-
Voir aussi : actions B6
(charte paysagère concertée), B9 (incitation des collectivités pour
développer l’habitat écologique)
Financement :
Budget d’animation du
groupe de réflexion et de suivi + communication (environ 15 000 €
année n)
A5 - Soutien aux productions locales et à la
vente de produits locaux

Environnement
Respecter l’environnement dans les pratiques
agricoles.
Economie
Consolider les exploitations agricoles.
Social
Intégrer plus fortement les agriculteurs dans la
vie locale.
L’idée :
L’agriculture du
Trièves est reconnue pour sa qualité (agriculture biologique,
productions locales diversifiées et valorisées sous des étiquettes
diverses, …).
Afin de consolider une
agriculture durable sur le territoire du Trièves, l’idée est de
soutenir et promouvoir les productions locales de qualité, garante de
la qualité du territoire du Trièves : développement de filières
agricoles respectueuses de l’environnement, création de points de
ventes locaux, création d’une marque collective.
Au delà des actions
uniquement agricoles, il s’agit aussi de soutenir et promouvoir les
productions locales respectueuses de l’environnement du Trièves et
porteuses de richesse pour l’économie locale : activités forestières,
ressources pour l’habitat écologique (chanvre et bois), services.
Les moyens :
-
Etude sur l’offre locale : recensement et
inventaire de l’offre de produits, des producteurs engagés,
identification des projets (marché, points de vente, …) / prestataire
extérieur
-
Identification des prolongements possibles :
o
Etude pour création d’une marque
collective Trièves (via prestataire extérieur)
o
Développement de points de ventes locaux
(charte de qualité).
-
Mise en réseau de l’offre de produits locaux et
promotion, notamment lors des manifestations locales.
-
Campagne de sensibilisation auprès des
autorités locales et des milieux touristiques.
-
Sollicitation de la chambre d’agriculture sur
le soutien à des filières spécifiques (chanvre, agriculture
biologique, biocarburants, …).
-
Création d’un point de vente collectif en
partenariat avec l’agglomération grenobloise.
-
Bilan et évaluation annuelle.
Les résultats attendus :
-
Une meilleure valorisation des produits locaux
-
Une profession valorisée et mieux intégrée sur
le territoire.
Pilote et partenaires :
Pilote : le SAT
Partenaires : la chambre d’agriculture,
les communautés de communes, SITADEL, association promotion des
produits du terroir, ADAYG.
Calendrier :
-
Action programmable à court ou moyen terme.
Action perçue comme
prioritaire lors de la concertation (ateliers et Forum)
Financement :
Partenaires, sources de financement pressentis :
CDRA.
Estimation budgétaire :
Etude initiale : 20
000€ - Etude marque Trièves : 20 000 € - Budget d’animation : chambre
d’agriculture
A6 - Soutien au tourisme en Trièves dans ces
dimensions écologique et agro-touristique, durable et adapté

Environnement
Développer un tourisme respectueux des ressources
naturelles du territoire.
Economie
Contribuer au développement de l’économie et de
l’emploi local.
Social
Permettre l’épanouissement de tous et préserver
l’authenticité du territoire.
L’idée :
Le tourisme constitue
une activité économique à part entière, porteuse de richesses
économiques et sociales importantes. Ces impacts sur le territoire
sont souvent majeurs, tant en terme d’environnement et d’aménagements
que d’impacts sociaux (emplois précaires, déstructurations des
sociétés, …). Le Trièves souhaite donc être très attentif dans le
développement de cette activité, avec le souci permanent du respect de
l’environnement et des hommes.
L’idée est donc de
développer un tourisme respectueux des valeurs du Trièves, autour de
trois axes majeurs :
-
Le tourisme durable, permettant le respect à
long terme des ressources naturelles, culturelles, sociales.
-
Le tourisme adapté aux handicapés, permettant
une prise en compte du handicap dans le développement touristique
(labellisation de certains établissements) et de fait une meilleure
accessibilité des sites et des lieux publics pour les personnes âgées
du Trièves.
-
Le tourisme écologique et l’agrotourisme,
permettant le développement de produits touristiques spécifiques (par
exemple gîtes ruraux, gîtes panda, …).
Les moyens :
-
Campagne d’information régulière sur ces trois
axes de développement souhaités, en direction de tous les acteurs du
tourisme et en partenariat avec les OT (média, site Internet,…).
-
Programme de formation des acteurs locaux sur
le tourisme durable, le tourisme adapté, les produits du tourisme
écologique et de l’agrotourisme.
-
Echanges de pratiques et d’expériences :
o
Organisation annuelle d’une visite du
territoire pour les acteurs du tourisme (Eductour) : présentation
d‘expériences significatives sur le territoire.
o
Réseau Extranet d’échanges, animé par le CET
-
Etude pour soutien aux hébergeurs favorisant ce
type de tourisme (gîtes panda, label tourisme adapté, …).
-
Bilan et évaluation annuelle.
Les résultats attendus :
-
Une culture partagée du tourisme en Trièves.
-
Une mise en réseau des acteurs intervenant dans
ces types de tourisme.
-
Une dynamique favorable à l’émergence de
projets respectueux des valeurs du territoire.
Pilote et partenaires :
Pilote : le CET ; les communautés de
communes pour la partie promotion.
Partenaires : les OT, les communautés de
communes, CG Isère, Gîtes de France, PNR Vercors, « découverte
autrement », chambre d’agriculture, accueil paysan, Isère cheval
vert., les partenaires privés.
Calendrier :
-
Action programmable à court ou moyen terme.
Action perçue comme prioritaire lors de la
concertation (ateliers et Forum)
Financement :
- Partenaires, sources de financement
pressentis : CDRA.
- Estimation budgétaire :
10 000 €/an pour
dimension promotion – formation
A définir pour soutien
aux hébergements
A7 - Valorisation de la biomasse

Environnement
Optimiser la biomasse
utilisée et participer ainsi à lutter contre l’effet de serre
Economie
Diversifier les débouchés agricoles
Créer des filières de valorisation locale
Social
Soutenir les activités locales traditionnelles.
L’idée :
Des sous produits
issus de l’activité agricole, forestière ou de l’exploitation de la
biomasse peuvent être, aujourd’hui, davantage valorisés. Il s’agit de
raisonner sur « le cycle de vie » de la matière première et sur sa
valorisation à chaque étape de sa vie (production, transformations,
élimination). Aujourd’hui, cette valorisation prend son sens avec, par
exemple, l’utilisation de copeaux de bois issus de menuiseries pour du
chauffage, celle d’amidons ou d’huiles issus de la transformation de
productions agricoles, …
L’idée est donc de
chercher à valoriser globalement l’ensemble de la « biomasse »
du Trièves à des fins autres qu’alimentaires et, dans ce cadre,
développer différents axes et rechercher parallèlement de nouveaux
débouchés. Parmi les filières de valorisation, deux sont déjà être
identifiées, comme porteuses d’enjeux pour le devenir du territoire :
la filière bois et les bio carburants (voir fiches A7b-A7c)
Biomasse : ensemble de la matière vivante. Ici, il s’agit des
produits organiques végétaux ou animaux (fumier, lisier, boues
d’épuration, copeaux de bois...) qui peuvent être transformés en énergie
ou en engrais.
Les moyens :
Réflexion globale sur la biomasse en Trièves et sa valorisation
locale
-
Rencontre entre acteurs et maîtres d’ouvrage
impliqués dans les filières de valorisation existantes du bois énergie
et du bois utilisé comme matériau de construction
-
Réflexion collective à partir de l’analyse du
potentiel biomasse du Trièves et des prolongements possibles :
gisements non valorisés, filières potentielles à créer. Un inventaire
sera réalisé auprès des producteurs agricoles, des exploitants
forestiers.
-
Etudes d’opportunité à mener + étude de marché
en fonction des débouchés envisagés (à confier à un prestataire
extérieur)
-
Choix des axes à développer et sollicitation de
l’ADEME au titre de conseil dans le cadre du programme AGRICE sur les
filières de la valorisation organique permettant d’optimiser
l’élimination des déchets, les filières des « agro ressources » comme
les bio carburants, etc.
-
Choix ou création d’une structure ad hoc pour
le montage et le portage des filières associant partenaires publics et
privés (CET ou collectivités - syndicat de producteurs ou autres
acteurs privés)
Les résultats
attendus :
De nouvelles filières
de valorisation, spécifiques aux productions locales
-
Indicateur à rechercher avec le groupe de
travail et, en sollicitant l’ADEME => ex. volume de biomasse valorisé
traduit en litres de pétrole économisés (voir cohérence avec autres
indicateurs choisis et outil de suivi)
Pilote et
partenaires :
Pilote : SAT ou
groupement des 3 CdC
Partenaires :
chambre d’agriculture et autres partenaires agricoles (réseau du SPAD),
CET, associations de producteurs, associations locales (« Vivre en
Trièves »…), RAEE, ADEME (programme AGRICE)
Calendrier :
Action à mettre en
œuvre dès que possible pour la phase analyse et investigations.
Calendrier des filières de valorisation à définir sur du moyen, long
terme.
Action perçue comme
prioritaire lors de la concertation (ateliers et Forum)
Financement :
Partenaires,
sources de financement pressentis : analyses et étude de
marché (Chambre d’agriculture ou Conseil Général) - développement de
filières de valorisation : ADEME dans le cadre des appels à projets du
programma AGRICE.
Estimation
budgétaire :
Budget d’animation du
groupe de réflexion
Budgets filières à
affiner en fonction des choix retenus (financements possibles des
filières de valorisation énergétique : Conseil Régional ou ADEME
A8 - Développement de la filière Bois

Environnement
Participer à lutter contre l’effet de serre à
travers la filière du bois énergie (économiser les énergies non
renouvelables).
Economie
Soutenir les filières de valorisation du bois la
production locale (création d’emplois).
Social
Soutenir les activités locales et
traditionnelles.
Promouvoir les énergies renouvelables, produites
localement, auprès de la population.
L’idée :
La filière bois
constitue aujourd’hui un axe fort du développement local triévois,
assurant tout à la fois, la préservation et la valorisation des
milieux et des paysages ainsi que la pérennisation d’une filière
économique jusque là en déclin. La charte forestière départementale
signée avec les partenaires locaux comprend différents volets parmi
lesquels la valorisation du bois matériau constitue un axe majeur.
Aujourd’hui les collectivités locales s’impliquent également fortement
dans la valorisation énergétique de cette ressource (4 chaufferies
bois en cours de construction), assurant ainsi la promotion des
énergies renouvelables, leur production locale et incitant acteurs et
partenaires du territoire à soutenir également cette filière.
L’objectif est placer les actions menées avec la charte forestière,
dans le cadre spécifique de l’agenda 21, c'est-à-dire de les inscrire
dans une perspective élargie prenant en compte toutes les dimensions
du développement durable et, notamment, impliquant plus largement la
population et les acteurs locaux.
Les moyens :
En
référence avec les actions déclinées dans le cadre de la charte
forestière, visant à dynamiser la production de bois (meilleure
gestion de l’exploitation) et à diversifier les débouchés en
s’appuyant sur des filières innovantes :
-
Construction de la plateforme bois à St Michel
Les Portes (tri, séchage, stockage)
-
Promotion des chaufferies bois par leur usage
dans les bâtiments publics (4 chaufferies construites dans le domaine
public)
-
Sensibilisation de la population et des acteurs
de la construction aux usages du bois (énergie, matériaux)
Parmi les actions à
mener ou développer :
-
Généralisation de l’usage du bois dans la
construction à travers des prescriptions d’urbanisme réglementaire
(bois énergie, bois matériaux), en lien avec des références
architecturales, environnementales et paysagères (voir fiche A4)
-
Développement de filières d’approvisionnement
bois énergie pour les particuliers (plaquettes, granulés, stères,…)
-
Formation des artisans (métiers de la
construction, du bâtiment, chauffagistes) à l’usage du bois matériau
et du bois énergie (cf. fiche C1)
-
Suivi et évaluation de l’évolution des
pratiques en matière de modes de chauffage (part bois énergie) et de
construction.
Les résultats
attendus :
Des habitants plus sensibles à l’utilisation du
bois produit localement, comme matériau de construction ou mode de
chauffage.
Parmi les
indicateurs : le volume ou le tonnage de bois utilisé pour le
chauffage et la part provenant directement du territoire. Le nombre de
chaufferies bois publiques ou privés construites en 5 ans, l’évolution
du volume d’activité des artisans et constructeurs spécialisés dans le
bois peuvent également être considérés.
Pilote et
partenaires :
Pilotage mixte : SAT - CET
- propriétaires privés et publics.
Partenaires :
représentants des propriétaires locaux (syndicat de forestiers,
propriétaires privés), ONF, AGEDEN et ADEME, Conseil Général de
l’Isère, CdC, communes et organisations locales, représentants des
artisans des métiers de la construction et du chauffage.
Calendrier :
Action en cours, à poursuivre et amplifier dès
que possible, avec un partenariat AGEDEN renforcé.
Financement :
Voir charte forestière.
A9 - Production de bio carburants

Environnement
Diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Optimiser l’utilisation de la biomasse locale et économiser les
ressources énergétiques non renouvelables.
Economie
Diversifier les débouchés agricoles.
Créer des filières de valorisation locale.
Social
Sensibiliser la population aux enjeux
énergétiques et de pollution par les transports motorisés.
L’idée :
Les « bio –
carburants », réalisés à partir de la transformation de productions
agricoles (tournesol, colza,…) sont aujourd’hui exclusivement utilisés
par les agriculteurs à des fins professionnelles. Pourtant ils offrent
une alternative locale et peu polluante au pétrole et ses dérivés, à
l’origine d’1/3 des émissions de gaz à effet de serre dus aux
déplacements motorisés. L’idée est de réfléchir à la manière de
développer et soutenir une filière de bio carburants dans le Trièves
qui permette de limiter les émissions de gaz à effet de serre du
territoire par un usage élargi, tout en offrant une source de
diversification aux agriculteurs locaux.
Les moyens :
-
Création d’un groupe de travail réunissant
transporteurs, agriculteurs et collectivités locales impliquées afin
d’étudier les possibilités de développer, soutenir et promouvoir une
filière locale de bio carburants
-
Échange de pratiques avec des territoires
voisins (Vercors) et mise en réseau, visant à sensibiliser les acteurs
et enrichir les réflexions
-
Réalisation d’une étude globale portant sur les
modalités pratiques de mise en œuvre d’une telle filière, avec l’appui
méthodologique et technique de la chambre d’agriculture
-
Réflexion sur les impacts et risques d’un tel
projet, vis-à-vis de conflits d’usage, de gestion des espaces, de
risques (biodiversité, OGM,…).
Les résultats
attendus :
-
Introduction de biocarburants comme alternative
aux dérivés du pétrole pour alimenter les véhicules à moteur
-
Diminution des émissions de gaz à effet de
serre produits par la combustion des dérivés du pétrole
Pilote et
partenaires :
Pilote :
Chambre d’Agriculture
Partenaires :
ADEME, partenaires agricoles (réseau du SPAD), SAT, associations de
transporteurs, RAEE, Conseil Général de l’Isère, Conseil Régional
Rhône Alpes.
Calendrier :
Action programmable à
court ou moyen terme pour la phase analyse et
investigations.
Action perçue comme
prioritaire lors de la concertation (ateliers et Forum)
Financement :
Partenaires,
sources de financement pressentis : ADEME (programme AGRICE) et
Région Rhône Alpes. Chambre d’agriculture, Conseil Général.
Estimation
budgétaire : dans un premier temps, animation par la Chambre
d’Agriculture (pas de budget spécifique à dégager)
A10 - Coopérative locale de promotion des
savoir- faire et richesses du territoire

Environnement
Mieux valoriser les ressources du territoire.
Economique
Soutenir l’économie locale et les emplois locaux.
Social
Développer l’économie solidaire.
L’idée :
Il s’agit de créer une
structure associative qui soit l’interface entre offre et demande du
territoire dans le domaine des services à la personne, petits et
moyens travaux ou autres prestations pouvant être réalisés par des
« actifs indépendants » et répondant aux besoins de la population du
Trièves. Cette structure aura pour vocation de mettre en relations
compétences, ressources locales et besoins du territoire. Elle
permettra de réguler l’offre et la demande, organiser et diffuser
l’information sur les services proposés, dynamiser certaines filières
locales ou secteurs d’activités (construction artisanale, bâtiments,
aide à la personne,…) et promouvoir l’économie locale.
Les services et
prestations proposés pourront être assurés par les artisans
traditionnels, organisés au sein d’une structure de type Coopérative.
Celle-ci permettra ainsi d’offrir aux actifs (pour lesquels la
création d’une entreprise est un pas difficile à franchir) un statut
légal leur garantissant, par exemple, des ouvertures de droits
sociaux.
.
Les moyens :
-
Groupe de travail sur le projet
afin d’identifier les besoins et l’offre de services et autres
prestations du territoire : étude d’opportunité puis de positionnement
et faisabilité économique (diagnostic + analyse, …)
-
Constitution d’une Coopérative solidaire
d’ « actifs indépendants » (élaboration de statuts, établissement de
règles de fonctionnement, etc.) en s’inspirant du fonctionnement des
banques du temps (Turin, Barcelone) - systèmes d’échanges de services
non monétaires – des SEL et des sociétés de portage salarial
-
Recherche de partenaires financiers,
en développant l’idée de s’appuyer sur des fonds socialement
responsables de façon à financer des microprojets ou accompagner des
petits porteurs de projets qui n’ont pas accès au crédit (aide à
l’installation d’artisans, soutien d’une filière locale).
o
Cf. action A3. S’inspirer du mode de
fonctionnement et financement de la caisse solidaire du Nord Pas de
Calais (http://www.caisse-solidaire.org)
Les résultats
attendus :
-
Satisfaction des besoins de la population en
matière de petits ou moyens travaux, services à la personne et autres
prestations à faible potentiel économique.
-
Création d’une activité économique, profitant à
des « actifs indépendants » et dynamisant des filières traditionnelles
encore peu reconnues (artisanat, construction traditionnelle,
réhabilitation de l’ancien, …).
-
Nombre d’adhérents, nombre de missions
réalisées chaque année, nombre d’habitants bénéficiaires /an.
Pilote et
partenaires :
Pilote : les
associations locales (Adèle, SEL locale) impliquées dans l’initiative
(création de la coopérative)
Partenaires :
CET, CCI, chambre des métiers, Conseil Général, Vivial (plateforme
départementale des associations de services aux particuliers) et la
Métro au titre de conseil et expertise en économie sociale et
solidaire (http://www.alpessolidaires.org).
Calendrier :
Action programmable à
court ou moyen terme
Action perçue comme
non prioritaire lors de la concertation
Financement
Partenaires,
sources de financement pressentis : Conseil Régional Rhône Alpes
(cf. mode de financement de la caisse solidaire du Nord Pas de Calais)
Budget
d’animation et de montage du projet à prévoir 20 000 €/an
A11 - Aide au maintien et à l’installation
de commerçants

Environnement
Développer une activité commerciale permettant de
limiter les déplacements.
Economie
Contribuer au développement de l’économie et de
l’emploi local.
Social
Favoriser le maintien d’une vie sociale locale.
L’idée :
La proximité des
commerces et leur accessibilité sont un élément déterminant pour le
développement et la qualité de vie sur un territoire rural.
Les trois bourgs
centres disposent des principaux commerces sur le Trièves mais sont
ailleurs très inégalement répartis, l’ensemble des communes étant
toutefois desservi par au moins un commerce itinérant.
L’idée est de se
donner les moyens d’aider au maintien voire à l’amélioration de ce
niveau d’offres en matière de commerce, notamment en privilégiant
lorsque cela est possible, les pas de porte.
Les moyens :
-
Veille et suivi des évolutions des commerces ;
-
Mise en place d’un système d’aide à
l’installation et des mesures de protection des pas de porte
(acquisition foncière).
-
Réalisation d’une campagne de promotion du
commerce équitable et des produits locaux.
Les résultats attendus :
-
Le maintien du niveau de l’offre commerciale
sur le Trièves, voire son amélioration et son accessibilité pour tous.
Pilote et partenaires :
Pilote : les
communautés de communes et les communes.
Partenaires :
le CET, la CCI pour le conseil en matière de mesures à mettre en
place, plateforme d’associations de commerce équitable (Métro),
chambre d’agriculture (association de promotion des produits du
terroir), les unions commerciales (UECM, …).
Calendrier :
-
Action programmable à court ou moyen terme.
Action perçue comme
non prioritaire lors de la concertation
Financement :
Partenaires,
sources de financement pressentis :
Budget : à
préciser
Promotion :
5 000 €/annuel
A12 - Emplois Formation Insertion

Environnement
Limiter les déplacements et les migrations
alternantes vers l’agglomération.
Economie
Développer l’économie et l’emploi sur le
territoire.
Social
Favoriser l’accès pour tous à l’emploi. .
Favoriser la promotion sociale des habitants.
L’idée :
Les questions
d’adéquation de l’offre et de la demande d’emplois, de qualification
et de formation ou encore d’insertion sont au cœur des enjeux du
développement durable. Le territoire du Trièves s’est à ce titre doté
d’un service « Espaces Ressources Emploi Formation » qui vise à
traiter les problèmes d’emploi, d’activités et de formation,
particulièrement au regard des besoins du territoire. Sur le
territoire il existe une offre de 120 emplois par an, or seulement 30%
sont pourvus par la demande locale.
L’idée est de soutenir
et renforcer ce service, afin de tendre vers une meilleure adéquation
entre offre et demande, permettre un développement des emplois sur le
territoire, une meilleure insertion des habitants et l’orientation
vers les métiers porteurs localement.
Il s’agit aussi de
favoriser le développement d’une offre en chantiers d’insertion,
facilitant le retour à l’emploi.
Les moyens :
-
Renforcement de l’EREF et de sa communication
sur le territoire (savoir qui fait quoi) ;
-
Mise en place d’actions de formation
qualifiantes ou spécialisés pour répondre à l’offre d’emplois du
territoire ;
-
Accompagnement à la Valorisation des Acquis de
l’Expérience (VAE)
-
Actions de sensibilisation vers les métiers
porteurs ;
-
Aide au développement d’une offre de chantiers
d’insertion sur le territoire (tourisme, environnement, …).
Les résultats attendus :
-
Des compétences développées sur le territoire
-
Un accès facilité à l’emploi pour tous sur le
Trièves
Pilote et partenaires :
Pilote EREF
Partenaires ANPE, DDTEFP, chambres
consulaires, Mission locale d’insertion, réseau d’associations
d’insertion, associations type CET, Vecteur d’activités, ADELE, CTEF,…
Calendrier :
-
Action programmable à court ou moyen terme.
Action perçue comme
non prioritaire lors de la concertation.
Financement :
Partenaires, sources de financement pressentis :
CDRA, FSE
Estimation budgétaire : 35.000 € |